1. Genèse des Shinobis

    Il y a plus de deux-cents ans

    Les plus anciennes légendes racontent qu’un vieil ermite aurait combattu et scellé un démon légendaire dont les queues avaient rasé des pays entiers. Si cela n’a jamais pu être prouvé, les premiers shinobis, eux, sont bels et bien apparus aux côtés des Hommes. Ce fut un moment si historique qu’on en changea les calendriers existants pour les remettre à zéro. L’An 0 marqua donc la découverte des possibilités que certains hommes et certaines femmes avaient avec leur chakra, une énergie mélangeant essence physique et spirituelle.

    A cette époque, les nations du monde perduraient déjà. Leurs enjeux politiques furent déstabilisés par la présence nouvelle de ces ninjas – clairement supérieurs aux hommes lambdas – d’autant plus que le nombre de ces derniers ne cessa de croître. Certaines nations en profitèrent rapidement, tandis que d’autres ne purent que subir ces inégalités naissantes.

    Les années durant, nombre de shinobis comprirent que leurs talents les plus uniques se transmettaient généralement par hérédité. Ainsi, leurs familles devinrent pour la plupart des clans qui se livraient aux enjeux du monde…

  2. Création des cités shinobis

    Années 195 à 199

    Malgré la nouvelle ère qui s’installa, les shinobis ne bousculèrent que peu la hiérarchie des nations. Les plus grands pays, représentés d’ailleurs par les cinq grands éléments (l’Eau, le Feu, la Foudre, la Terre et le Vent), s’appuyèrent sur leurs avantages déjà établis pour attirer ou engager les plus redoutables clans de shinobis.

    Brigands, voleurs et criminels notoires terrorisaient les populations de l’Archipel du Pays de l’Eau depuis des décennies. L’éclosion de capacités chez certains Hommes ne changea pas les tensions. Des shinobis apparurent chez les meilleurs mais également les plus mauvais d’entre eux. Il était extrêmement difficile d’essayer de stabiliser cette nation qui, en plus de la criminalité à laquelle elle faisait face, souffrait d’une géographie de différents îlots qui n’arrangeait en rien la situation.
    Il fallut attendre que le clan Yuki, sans doute le plus noble clan de Mizu no Kuni, cherche à insuffler un esprit de rébellion pour apaiser leur nation. Ils allèrent chercher les Kaguya et leur firent comprendre que leur soif de combat pouvait être satisfaite tout en servant une cause juste. Ces redoutables guerriers donnèrent au mouvement libérateur une force de frappe suffisante pour dissuader les criminels de la région à se retirer. Mieux encore, certains shinobis aux lames uniques – rapidement appelés Sabreurs – furent séduits par cette cause et permirent à l’île principale de l’Archipel d’être vidée des malfaiteurs.
    Après presque plus de deux ans de négociations et de batailles, le mouvement s’appuya sur leur dynamique et leur volonté guerrière pour entamer la fondation d'une cité militaire en 195. Kiri, aussi appelé Village de la Brume, fut achevée au début de l’année 198.

    Pendant que les terres de l’Eau affrontaient la criminalité, à l’autre bout du monde, c’était toute autre chose. En effet, le Pays de la Terre n’avait depuis longtemps pas eu la moindre bataille à mener. Et pourtant, nombreux étaient les peuples et les clans qui la traversaient. Si certains ne restaient que quelques mois ou quelques années tout au plus, d’autres profitaient de la tranquillité du pays pour y installer leurs commerces et y vivre paisiblement.
    Il en fut de même pour les shinobis. Seuls les plus attirés par le commerce et l’art furent séduits par l’environnement de Tsuchi no Kuni. Ce fut par exemple le cas du clan Chôkoku, des ninjas sculpteurs de minerais et d’argile. Ils s’installèrent principalement dans un village alors appelé Rokkusu qui commençait à être rénové en 197, sur une continuité commerciale assumée. Au caractère bien trempés mais aux capacités bouillantes, le clan Borukan s’y installa également et accéléra l’expansion de la cité qui attirait de plus en plus de shinobis. Symbole de cette attractivité croissante, le clan Hyûga – fuyant le conflit massif qui frappait le Pays du Feu – trouva en la nouvelle baptisée Iwa un havre d’équilibre. Commerçante, calme mais pourtant le Village de la Roche avait déjà attiré trop de ninjas pour ne pas être considérée comme ce qu’elle était finalement devenue : une puissante cité achevée en 199.

    Le Pays de la Foudre a toujours eu une politique de recherche et de développement, et l’apparition croissante de shinobis ne changea rien à cela. Le clan Suzuri dont la maîtrise de l’encre s’accordait parfaitement avec leurs grandes connaissances fut l’une des premières grandes familles ninjas à s’installer dans la ville de Shitaderu. Cette ville vit alors son nombre de bibliothèques et de bâtiments scientifiques augmenter considérablement, à tel point que ce qui était autrefois un simple village dans une montagne était en passe de devenir une véritable cité.
    Le clan Nara, originaire de Hi no Kuni et dont le départ déclencha une guerre civile toujours en cours, fut également séduit par l’ingéniosité et l’ambition de Kaminari no Kuni. La ville dans les nuages comme certains l’appelaient se développa encore plus rapidement avec de tels esprits et l’on vit même des constructions à de si hautes altitudes que Shitaderu fut renommée en Kumo durant l'année 199.
    Des clans plus bruts s’y installèrent également, à l’image du clan Metaru. Mais là où certains auraient pu voir un conflit d’intérêt entre shinobis savants et combattants purs se trompèrent : la maîtrise du métal des Metaru permit au village d’avoir rapidement le monopole des armes et autres outils ninjas à travers le monde. Plus qu’un village shinobi, la cité des Nuages était en passe de devenir la ville de développement, de recherche et d’armement la plus prisée au monde.

  3. Premiers enjeux

    An 201

    Au début de l’année 200, une hiérarchie chez les shinobis fut rapidement installée à Kiri. Des moins expérimentés Genins au Kage, Ombre et Chef du village, cette organisation des grades eut un écho au-delà des mers qui séparaient Mizu no Kuni du Grand Continent. De fait, Iwa et Kumo installèrent le même système.

    Mais s’ils ont la même hiérarchie, les premières problématiques de ces trois villages cachés ne sont pas les mêmes. Est-ce que Kumo doit voir les deux autres villages comme des alliés auxquels commercer leurs armes et outils ou faut-il faire preuve de méfiance ? Kiri doit-elle afficher une ambition purement militaire et se risquer sur le Grand Continent alors que l’Archipel de Mizu no Kuni n’est toujours pas tranquille ? Iwa doit-il continuer de se reposer sur une ancienneté et un commerce pourtant menacé par les progrès constants de Kumo dans des domaines certes plus précis et l’intérêt sans doute plus militaire de Kiri ?

    Ces premiers enjeux sont cruciaux et rendent chaque futur choix primordial, à commencer par l’élection d’un Kage pour chacune de ces trois communautés…

    Le RP sur AoS débute officiellement au tout début de l'an 201 avec l'Arc n°1 : Stabilisations.

  4. Attaque sur Iwa et Triumvirat

    Début de l'année 201

    Lors d’une patrouille de routine autour du village, un inconnu semblait faire le guet et observer. Mais c’était un piège, destiné à détourner l’attention de ceux qui faisaient des rondes autour d’Iwa, afin que tout un groupe de mercenaires en profite pour déferler sur la cité. Pour la première fois depuis sa création, le Village caché des Roches était attaqué !
    Les raisons de ce raid restèrent plus ou moins inconnues, à l’image de celui qui avait fait diversion et qui ne justifia quasiment rien sur son action. Pourtant, on pouvait y déceler une sorte de rancœur à l’encontre des Iwajins. Mais avec si peu d’indices, difficile d’en conclure quelque-chose de tangible.
    Autour de cette bataille, on retiendra la colère soudaine et aveugle de Borukan Akimoto qui semblait avoir été « altéré » par l’ennemi ainsi que la retraite, finalement, des assaillants. La plupart de ces derniers furent d’ailleurs soient tués, soit capturés. Cela donnait bon espoir aux Iwajins d’en savoir plus sur ce qui s’était passé.

    Mais malheureusement, plus que les quelques dégâts matériaux ou les rares pertes humaines, Iwa souffrait d’une blessure profonde : celle de son manque d’organisation. Si certains avaient pu croire que la transition du village marchand qu’était Rokkusu en Iwa avait été bien faite, ils se trompaient : il n’était tout simplement pas normal que des mercenaires, ne comptant que quelques shinobis de haute volée dans leurs rangs, aient pu déferler aussi facilement dans le village.
    Stabilité et sécurité furent les mots les plus récurrents après l’attaque. Alors que c’était loin d’être une priorité avant, les décisionnaires Iwajins décidèrent de compléter leur hiérarchie ninja. Mais plutôt que de nommer un Tsuchikage, ils décidèrent de former un Triumvirat, composé de Nagamasa Chôgen, Borukan Arikasa et Borukan Bara.

  5. La première Mizukage

    Début de l'année 201

    Missionné par le Daimyô de Mizu no Kuni lui-même, Raonaka Ao avait été accueilli par les Kirijins afin de les aider à trouver un leader. Si jusque-là plusieurs candidats semblaient intéresser les décisionnaires principaux du village, le Conseiller arriva et mit tout le monde d’accord en annonçant que le futur Shodaime Mizukage se devait d’être d’une utilité certaine pour son village, mais surtout qu’il devait faire preuve d’une force exemplaire. Afin de pouvoir en juger lui-même, il demanda à arbitrer un combat secret entre les principaux choix du village.
    Le combat, qui se déroula en pleine nuit dans le Grand Dojo, fit s’affronter quatre adversaires sous la surveillance du Conseiller et de sa nouvelle connaissance, O’Dui S. Benten, la kunoïchi médecin octogénaire. Si Raonaka Ao semblait tout d’abord avoir un favori direct parmi les quatre combattants, il décida finalement contre toute attente de nommer la vieille gradée – pourtant loin d’avoir la meilleure réputation pour avoir la confiance des Kirijins – et passa un marché avec elle : en l’échange d’un appui politique et pécunier pour l’aider à diriger et disposer de la morgue, qui était son objectif premier, elle acceptait de devenir Shodaime Mizukage et de conduire le village au moins jusqu’à ce que le village soit stable et qu’il soit plus facile de choisir un autre dirigeant.
    Chose qu’elle accepta. Ainsi, O’Dui S. Benten devint Shodaime Mizukage.

    Mais étrangement, cela ne semblait pas avoir été la conviction première du Daimyô. En effet, parti se débarrasser lui-même avec ses archers de criminels qui rôdaient non loin de son palais, le Seigneur croisa la route de deux Kirijins, et plus particulièrement des Yuki, eux aussi missionnés pour aider à éliminer les barbares. Ce fut l’occasion pour que le Seigneur demande comment la nomination de leur chef se passait, et ce dernier fut surpris voire presque déçu qu’aucun Yuki n’ait été proposé à Kiri pour y gouverner…
    Sur l’île la plus au nord de l’Archipel du Nord, d’autres Kirijins avaient été envoyés à la poursuite d’un homme qui était en fuite. Mais après une course contre la montre, ils réussirent à le retrouver, jusqu’au pied de la Cascade Namida. C’est à l’intérieur de cette dernière que les shinobis de Kiri purent découvrir des dizaines et des dizaines de mercenaires – certes peu armés mais très nombreux – en pleine organisation. En rebroussant chemin, les Kirijins avaient confirmé une grosse inconnue pour leur village : la criminalité était toujours présente ailleurs dans l’Archipel, et semblait plus organisée que jamais !
    Au sein du village de Kiri lui-même, une étrange disparition semblait avoir été reléguée au second plan avec tous ces évènements. Un ninja sans problème, affecté ce jour-là à l’administration des geôles, ne put être retrouvé. Des shinobis enquêtèrent, et découvrir non seulement qu’il avait eu un rendez-vous dans les prisons elle-même, mais qu’il avait également rencontré un certain « C » : étaient-ce la même rencontre ?
    Kirigakure no Satô reste alors le village le plus fort et réputé militairement. Si l’intelligence et surtout l’expérience du Shodaime Mizukage sont indéniables, ce sont – avec l’appui financier et sécuritaire de toute façon promis avant la nomination de la Seigneurie – les seuls piliers de son mandat. Nul doute que certains parmi le Village caché de la Brume auront des difficultés à être sous les ordres d’une dame aussi âgée que secrète…

  6. Intrusions et élection du Raikage

    Début de l'an 201

    Le Daimyô de Kaminari no Kuni avait laissé l’entière liberté à Kumo pour organiser des élections afin de désigner leur Shodaime Raïkage. Cinq candidats se présentèrent, et rapidement, Nara Seijirô fit figure de favori. Grâce à des débats organisés au sein de l’Assemblée, il put faire démonstration d’un certain intellect et de plans d’action pour le village qui séduisirent grandement les Kumojins. C’est sans réelle surprise qu’avec presque 55% des voix, il est élu et devient le premier Raikage.
    D'ailleurs, ces élections furent menacées par de la triche. Nombre de Kumojins se relayèrent pour surveiller au mieux les urnes. Les menaces, même anonymes, ne pouvaient être ignorées. Mais finalement, le scrutin sembla se dérouler sans le moindre souci. Et si certains auraient pu craindre un résultat totalement illogique, la victoire du Nara à ces élections rassura tout le monde.
    Pourtant, au même moment, des intrusions furent constatées dans le village. D’abord près de la Raffinerie, où la grande figure du clan Metaru, Shûuhei, fut pris d’un comportement étrange : il ne pouvait plus contrôler ses mouvements pendant un moment. Tout ceci semblait être l’œuvre d’un seul homme, inconnu, qui avait pénétré la Raffinerie et avait réussi à s’enfuir. Son but restait inconnu…
    Il en fut de même pour l’intrus qui avait pénétré dans la Grande Bibliothèque. Si les Kumojins pouvaient s’attendre à un combat féroce, l’homme qui semblait manipulait le vent comme personne se retira bien vite et parla de secrets autour de ce lieu…
    Et il avait raison. Nara Seijirô, avant même son élection, fut mis au courant d’un des plus grands secrets de son village : la possession d’un recueil secret. Cet ouvrage regroupait le savoir et les connaissances amassées par les plus grands esprits du Pays de la Foudre. Kumo disposait donc d’informations sur les grands clans et des deux autres villages cachés. C’était un atout stratégique indéniable, mais extrêmement dangereux : si son existence était révélée, nul doute que Kumo serait la cible de conflits futurs. Fort heureusement, le recueil n’était pas tombé dans les mains des mystérieux intrus…

  7. Event title here

    September 15th, 2018

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